Céline David/ janvier 10, 2020/ Mots de soi/ 0 comments

Plutôt que de vous faire un article bilan de 2019 ou un autre sur le fait que ce blog a fêté au début du mois sa première année d’existence, j’ai préféré revenir sur le silence qui s’est fait ici depuis plusieurs mois.

Bien que je sois restée relativement active sur les réseaux sociaux, je ne suis pas revenue écrire par ici. Pourtant les questionnements, les doutes étaient bien présents : j’avais quantité de matière. Trop à vrai dire et c’est sans doute ce qui m’a empêché de trouver les mots.

Plusieurs éléments se sont emmêlés :

  • la sensation que toutes les idées que je pouvais avoir avaient déjà été concrétisées par d’autres et forcément bien mieux que ce que j’aurais pu faire (tant qu’à faire autant ajouter le manque de confiance en soi dans le calcul),
  • un grand manque d’inspiration en écriture pour avancer dans mes projets,
  • des difficultés à écrire l’un de mes projets en cours dont l’histoire est issue d’une expérience difficile,
  • l’envie régulière de m’éloigner des réseaux sociaux pour me consacrer à autre chose…

Tout cela conjugué n’a aidé en rien à alimenter le blog.

Apprendre à déculpabiliser

En fréquentant les réseaux sociaux, je vois régulièrement passer des mots d’excuses pour une absence, qu’elle soit prolongée ou non, pour le manque de posts, de contenus, etc.

Pour ma part, je ne me suis pas vraiment excusée de ne pas écrire ici. Par pas manque de respect envers vous qui parcourez ces lignes, mais parce qu’à mon sens, il est nécessaire de déculpabiliser de se faire happer par sa vie, d’être parfois absent, déconnecté. Ce n’est pas de la fainéantise, de l’abandon ou un manque d’investissement. C’est simplement la vie qui décide un peu pour nous.

Alors oui, je n’ai pas alimenté le blog toutes les semaines comme je comptais le faire, je n’ai pas posté tous les jours sur les réseaux sociaux, je ne me suis pas impliquée autant que je l’envisageais. Mais j’ai vécu…

Mais alors, pourquoi revenir finalement ?

Ce n’est pas parce que c’est le début d’année que je reviens, ni parce que j’ai pris de bonnes résolutions.

C’est parce que petit à petit je gagne de nouveau du terrain sur mon manque de confiance en moi, j’apprends à me connecter aux réseaux avec parcimonie pour ne pas me déconnecter de mon véritable quotidien, je prends du recul par rapport à ce que j’écris pour que l’écriture soit cathartique et non pas destructrice et je stimule du mieux que je peux l’inspiration pour la retrouver.

Je me rends compte que l’année dernière pourrait presque se scinder en deux parties : la première, très intense avec la préparation de la publication et la parution d’À juste titre et la seconde, plus étiolée, avec des moments d’activité régulière et de calme plat.

Ça paraît déséquilibré vu ainsi mais finalement c’était sans doute nécessaire pour que se crée l’équilibre.

Je profite de ce premier post de 2020 pour vous souhaiter une belle et douce année pour celles et ceux qui ne me suivraient qu’ici. Puisse t-elle vous apporter tout ce dont vous rêvez !

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