Céline David/ mars 13, 2019/ Mots de soi/ 0 comments

Dans la continuité de l’article sur le choix d’un pseudonyme, je trouvais intéressant d’aborder la question de l’image pour l’auteur‧e autoédité‧e.

En me lançant dans l’aventure de l’autoédition et du blogging, je ne me suis pas du tout posé la question de mettre ma photo ici et là puisque il était déjà acquis que je ne le ferai pas. Même lorsque j’étais sur Twitter et Facebook à titre personnel il y a quelques années, je ne l’avais pas fait… Au moins, je reste en accord avec ce que j’ai été !

Vous avez donc pu le constater, que ce soit ici ou sur les réseaux sociaux, vous ne voyez pas mon visage, ni même celui de mes proches. C’est un choix personnel lié à de multiples facteurs.

Préservation

Diffuser son image ou celle de ses proches sur un blog ou sur les réseaux sociaux est une forme d’exposition que je ne souhaite pas entreprendre. D’une part, parce que notre propre image peut très vite nous échapper et d’autre part, parce que ça n’est absolument pas dans ma personnalité.

La question de l’anonymisation fait débat dernièrement, notamment pour faire « la chasse » à toutes ces personnes qui pensent que tout est permis sur internet dès lors qu’elles utilisent un pseudonyme. Je ne vais pas entrer dans ce débat. Je pense simplement qu’on doit être libre de diffuser ou non notre image sur internet et qu’on doit en décider en toute connaissance des risques encourus.

Cohérence

Si je veux rester en adéquation avec le choix d’un nom de plume, j’ai plutôt intérêt à ne pas afficher mon visage !

De plus, je n’ai pas fait le choix de tenir une chaîne YouTube comme certain‧e‧s auteur‧e‧s autoédité‧e‧s le font. Raison de plus pour ne pas avoir à montrer ma trombine !

Les mots avant tout

De manière plus large, avoir la photo d’un‧e auteur‧e sur la couverture d’un roman que j’achète n’a jamais influencé mon achat, ni dans un sens, ni dans l’autre. Ce que je recherche ce sont les mots, leur capacité à me transporter dans un univers cher à l’écrivain‧e. Peu importe que celui ou celle qui les a écrit ressemble à ma voisine ou à mon prof de sport du collège.

Je n’entreprends pas ce projet d’autoédition pour m’afficher. Je l’entreprends pour partager ce que je couche sur le papier avec les lecteur‧trice‧s. Peut-être qu’un jour, j’irai à la rencontre de ces mêmes lecteur‧trice‧s et que je ne pourrais plus « me cacher ». Il sera toujours temps à ce moment-là que je me repose la question.

On dit parfois qu’une image vaut mieux qu’un long discours. Je préfère prendre le contrepied de ce proverbe en disant que ce que j’écris est beaucoup plus parlant pour me connaître qu’une photo de moi.

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