Céline David/ avril 24, 2019/ Mots de soi/ 0 comments

Dans les derniers articles publiés par ici, le sujet de l’écriture n’a pas été beaucoup abordé… Un comble quand on y pense !

Si vous vous souvenez bien, dans le calendrier fixé initialement, il était prévu l’écriture d’un chapitre par semaine pour mon deuxième roman en cours. Je l’avais déjà évoqué ici, cet objectif était difficilement réalisable lorsque je m’astreignais à deux articles de blog par semaine. Est-ce que le fait d’être passé à un seul article a permis de changer ça ?

Absolument pas ! Pour la simple et bonne raison que préparer la sortie de son roman en autoédition n’est pas une activité qu’on peut faire en dilettante. C’est un réel engagement : en temps, en ressources techniques (compétences à développer et à acquérir), en ressources humaines (courage, envie, énergie…). La mobilisation demandée ne m’a donc pas permis et ne me permet pas encore de prendre du temps pour l’écriture.

Pour autant je ne regrette pas mon choix. J’ai pour habitude de mener les choses à leur terme en veillant à ne pas les « bâcler ». On ne peut pas être au four et au moulin comme le dit si bien l’expression. Si je m’étais entêtée à vouloir tout mener de front, je suis persuadée que mon travail n’aurait pas été qualitatif ni d’un côté ni de l’autre.

Mais progresser sur le chemin de l’autoédition n’est pas le seul obstacle à l’écriture. Sans entrer dans les détails, ma vie personnelle a été quelque peu perturbée ces dernières semaines. Et étant donné ces circonstances, l’écriture ne s’invite plus vraiment à ma table.

Certain‧e‧s se sont déjà penché‧e‧s sur la question de savoir si le moral jouait sur l’écriture. Faut-il aller bien pour écrire ? Aller mal ? Je l’avais constaté par le passé et j’en ai encore la preuve aujourd’hui : je ne peux écrire que lorsque tout va bien. Le paradoxe de tout ça, c’est que je sais pertinemment que ce qui me travaille aujourd’hui nourrira ce que j’écrirai à l’avenir.

Je ne m’en aperçois pas toujours sur le moment mais lors des corrections, des relectures, je constate à quel point mes textes sont tissés de mes expériences, de mon vécu. Mon écriture serait-elle uniquement cathartique ? Je ne pense pas qu’elle ne soit définissable que par cette approche. Elle l’est, c’est indéniable mais sous certains aspects, elle dépasse totalement cette dimension et s’échappe bien au-delà.

Et puis mon interprétation est sans doute faussée justement parce que je me relis avec le filtre de mon vécu. Je suis loin d’être objective ! Il est tout de même intéressant (voire perturbant) d’explorer la question. Je peux m’y atteler d’ici à ce que l’écriture refasse son apparition.

Je dois aussi m’armer de patience, m’accorder du temps pour soi, pour d’autres loisirs et laisser l’écriture revenir d’elle-même. Ce ne sera pas facile mais qui a dit qu’il était facile d’écrire ?

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