Céline David/ février 8, 2019/ Mots de soi/ 0 comments

Pour changer un peu de l’habituel article du vendredi « Sur le chemin de l’autoédition », j’ai choisi aujourd’hui de vous parler d’écriture. Oui d’Écriture avec un grand -E… Vaste et passionnant sujet !

D’où vient-elle ?

D’origine inconnue… Cette Jane Doe littéraire semble surgir sans crier gare. Qu’est-ce qui déclenche cette passion au juste ? Un trop-plein de mots lus ? Une imagination débordante ? L’idée soudaine de passer de l’autre côté de la barrière ? De rejoindre celles et ceux qui jouent avec les mots ? Peut-être tout ça à la fois…

Son apparition relance aussi l’éternel débat entre l’inné et l’acquis, entre le talent et le travail de tout écrivain. Je suis convaincue qu’être auteur‧e est un travail à part entière. Pour autant, je ne peux pas m’empêcher de songer à tous ces moments où les mots glissent tout seuls et ne demandent pas beaucoup de retouches par la suite. Est-ce du talent ? Le résultat des heures de travail qui précèdent ? Je ne parviens pas à avoir de réponse à cette interrogation.

Ce qu’elle est

L’écriture est une passion. Dévorante, puissante, elle s’impose sans qu’on puisse lutter. Comme je le dis en page d’accueil, j’ai bien essayé d’y résister, de la rejeter mais elle s’est accrochée, tenace. Ce n’est pas une faiblesse que d’y céder, au contraire. Bien qu’elle soit exigeante, l’écriture apporte, m’apporte énormément. Il n’y a que lorsque j’écris que je me sens entière, dans mon élément. Aucune envie de fuir ou d’être ailleurs, je suis pile au bon endroit. La satisfaction ressentie lorsqu’on vient à bout d’un projet n’est pas comparable avec grand chose. En tous les cas, jusqu’à présent, je n’ai pas trouvé avec quoi la rapprocher.

Ce qu’elle représente

La liberté. Au sens large du terme. La liberté de créer, de s’évader sans aucune limite que celles de son esprit. Cette fameuse liberté est à la fois attirante et dangereuse. On a vite fait de se perdre dans ses propres textes, pris par la main par nos personnages qui nous entraînent là où on n’avait absolument pas prévu d’aller. La liberté et ses surprises.

La richesse. La richesse des mondes crées, des mondes intérieurs qu’on transpose sur le papier. Il n’y a qu’à écouter les auteur‧e‧s lorsqu’ils doivent dire au-revoir à leurs personnages : c’est toujours une étape difficile, presque déchirante. Parce que tous ces mondes qu’on crée entre les pages, on prend le temps de les concevoir, de les peaufiner et même si tout n’est pas couché sur le papier, tout est esquissé dans notre tête. On passe plusieurs mois, plusieurs années parfois, en exploration permanente, en quête de mots perpétuelle.

Ce qu’elle sera

Une compagne pour de nombreuses années encore. Du moins, c’est ce que j’espère et ce que je souhaite à tou‧te‧s celles et ceux qui écrivent et qui ont fait une place à l’écriture dans leur quotidien.

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