Céline David/ février 20, 2019/ Mots de soi/ 0 comments

Après avoir parlé de l’écriture au sens large, j’ai eu envie d’évoquer l’écriture et sa présence au quotidien.

Soyons honnête, je n’écris pas tous les jours. D’une part parce que l’inspiration n’est pas présente au quotidien (ce serait trop beau !) et d’autre part parce que les obligations professionnelles, familiales, personnelles ne me permettent pas de m’y consacrer.

Vous remarquerez que je n’ai pas noté que je n’en avais pas le temps. J’en ai fait l’expérience ces dernières années, on trouve toujours du temps quand il s’agit d’assouvir sa passion. Mais avoir le temps ne signifie pas pour autant que l’esprit est disponible.

Un esprit disponible et de petits rituels

Si je n’écris pas tous les jours, j’essaye du moins d’écrire régulièrement. Laisser un projet en pause peut lui être bénéfique tout comme cela peut poser problème quand il s’agit de s’y remettre. On se sent « rouillé‧e », éloigné‧e de ses personnages et de son univers. C’est pour ne pas me retrouver dans cette situation que j’ai prévu d’écrire un chapitre par semaine sur mon projet actuel. Dans les faits, cela varie d’une semaine sur l’autre, mais l’essentiel c’est que l’habitude est inscrite parmi les autres.

Pour les petits rituels, j’écris souvent le soir (moment où mon esprit est le plus disponible) en écoutant de la musique. Pour ce qui est du support, j’ai décidé de privilégier le papier pour le projet qui m’occupe en ce moment. Les pages de mon carnet se remplissent progressivement. À intervalles réguliers, je transcris tout sur ordinateur. Cette transcription permet alors un premier niveau de réécriture. Ça peut paraître fastidieux présenté comme ça, d’autant plus que l’écriture à la main peut s’avérer douloureuse, pourtant c’est un choix que je ne regrette pas.

Sur « À juste titre », j’avais d’ailleurs commencé par noircir les pages d’un carnet avant de passer sur ordinateur puisque ma main ne parvenait plus à suivre le flot de mes pensées et de mes mots. Et puis, je me suis retrouvée bloquée et c’est un retour sur le papier qui m’a permis d’avancer de nouveau. J’ai donc un attachement particulier à ce support.

Écrire à la main exige aussi de ralentir ses pensées et d’être (peut-être) un peu plus posé‧e dans sa manière d’écrire. Je ne dis pas que c’est la solution idéale. Néanmoins, c’est celle qui me convient actuellement.

Pas qu’un simple geste

Mais écrire n’est pas qu’un simple geste et ne se résume pas qu’à cela. En plus des heures passées à écrire réellement, il faut comptabiliser les heures passées à cogiter, à imaginer, à créer : tous ces moments où notre esprit se mobilise pour l’écriture, tous ces instants du quotidien où on ne peut pas forcément écrire mais où le cerveau travaille, élabore, échafaude des plans. Sous la douche, aux toilettes, en voiture, dans les transports, avant de s’endormir…

Ces moments sont essentiels et prouvent que l’écriture est bien plus que l’instant où les mots se couchent sur le papier. C’est un état d’esprit. Un état quasi permanent tant il est présent et persistant. Là encore, ce n’est peut-être pas la solution idéale mais c’est celle qui me convient.

L’écriture prend donc beaucoup de place dans mon quotidien et dans ma tête. Je crois au fond que si sa présence est si imposante c’est aussi parce que j’ai accepté de lui céder du terrain. Ce n’est pas toujours facile, notamment quand cela grignote sur les heures de sommeil, mais l’écriture m’apportant beaucoup, le calcul est très vite fait…

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