Céline David/ janvier 29, 2019/ Mots en chemin/ 2 comments

Depuis une semaine, j’ai entamé une nouvelle relecture de « À juste titre » comme programmé dans mon planning. Qui dit relecture, dit corrections. Qui dit corrections dit aventure, et ce dans le sens épique du terme !

Avouons-le, les corrections, ce n’est pas forcément ce qu’un‧e auteur‧e préfère dans le processus d’écriture. Pourtant c’est un passage obligé auquel il faut se plier et même plusieurs fois pour obtenir un texte plus abouti que le premier jet livré au papier.

Ma méthode

Pour cette nouvelle vague, je me suis fixée un délai de 8 semaines. « À juste titre » étant constitué de 24 chapitres, il me faut donc corriger 3 chapitres par semaine. C’est une bonne moyenne qui fluctuera probablement d’une semaine sur l’autre.

Pour l’instant, j’ai réussi à remplir mon objectif. Les trois chapitres ont été relus et corrigés. Pas de changements fondamentaux mais tout de même de petites choses utiles à retoucher ici et là.

J’essaie d’avoir plusieurs niveaux de lecture :

  • le premier pour la correction des fautes d’orthographe, de conjugaison, de grammaire, de frappes…
  • le deuxième sur les formulations, sur les tournures de phrases
  • le troisième sur la cohérence du chapitre
  • le dernier sur la cohérence de l’ensemble

Bien souvent, tous ces niveaux s’entrecroisent au moment de la lecture. Il n’y a que pour la cohérence de l’ensemble où il est nécessaire d’avancer davantage pour s’y pencher.

J’essaie également de ne pas entrer sans cesse en opposition avec moi-même. Je m’explique : à chaque relecture de correction, j’ai constaté que je bloquais sur les mêmes passages, les mêmes tournures de phrase, les mêmes placements de mots. Je faisais et je défaisais ce que j’avais modifié à la relecture précédente… Une véritable perte de temps en somme ! Et une grande impression de ne jamais être d’accord avec moi-même…

J’ai décidé que dès que je me retrouvais dans cette situation ou avec ce sentiment, je ne touchais plus à rien. À un moment ou à un autre, j’ai choisi l’option que j’ai sous les yeux, autant la conserver ainsi.

S’écouter et écouter

Cette problématique soulève une autre question : quand s’arrêter ? Un texte est toujours perfectible et il est probable de s’enfermer dans un vortex infini de retouches / corrections / remaniements… Surtout quand on est perfectionniste…

L’influence des bêta-lectures peut aussi avoir un impact considérable. Malgré toute l’objectivité dont peut et veut faire preuve l’auteur‧e sur son texte, les bêta-lecteur‧rice‧s sont peut-être les seul‧e‧s à pouvoir pointer du doigt les faiblesses d’un texte, les zones inexplorées, les personnages à étoffer, à voir les multiples directions que peut prendre le texte, à ouvrir d’autres dimensions.

Dans tous les cas, il me semble bon d’écouter, de tendre l’oreille à ce qu’on peut nous dire. Libre à l’auteur‧e ensuite d’entendre et de modifier son texte en conséquence.

Rester fidèle

Quand s’arrêter finalement ?

Lorsqu’on a le sentiment d’être allé au bout de ce que le texte pouvait donner.

Lorsqu’on sent qu’en modifiant encore quelque chose, on finirait par trahir ses personnages, ses écrits et soi-même.

Lorsque le mot « fin » prend tout son sens.

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2 Comments

  1. Ah les corrections…
    Tes différents niveaux de lecture sont intéressants. Tu essaies de voir tous les niveaux à une même lecture, ou tu te concentres sur un point seulement en relisant plusieurs fois ?

  2. Comme je n’en suis qu’aux premiers chapitres, ma lecture n’est pas encore très globale. J’ai d’ailleurs l’impression de connaître ces premiers chapitres par cœur comparés à ceux qui sont au milieu du roman. Je reviendrai sur ces premiers chapitres si en avançant, je constate que quelque chose ne colle pas mais j’essaye en effet d’avoir plusieurs niveaux de lecture en une seule lecture.
    Pas toujours évident ceci dit lorsque des tournures de phrases m’arrêtent net… 😅

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