Céline David/ mai 8, 2019/ Mots techniques/ 2 comments

Maintenant que vous avez découvert la couverture d’À juste titre, je peux enfin partager avec vous le pas à pas de sa conception.

En empruntant le chemin de l’autoédition, j’attendais cette étape avec impatience. En l’atteignant, j’ai quelque peu déchanté : aucune maîtrise du logiciel GIMP que je voulais utiliser et de grandes difficultés à mettre en œuvre les idées que j’avais en tête depuis des mois… Mais il était hors de question que j’abandonne !

Le gabarit

Avant se lancer dans la conception proprement dite, il faut bien entendu connaître les dimensions de votre couverture. Pour cela, il vous faut avoir bouclé le fichier Word du livre broché dont je parlais ici. Puisque ce dernier est achevé vous avez connaissance des dimensions du livre et de son nombre de pages.

Avec ces informations, rendez-vous sur le site de KDP d’Amazon et plus précisément sur cette page qui vous permettra de télécharger un gabarit comme celui ci-dessous.

Grâce à ce gabarit, vous allez pouvoir préparer votre couverture en étant certain‧e de respecter les dimensions attendues.

La conception

Voilà comment se présente l’interface de GIMP (téléchargeable gratuitement ici) lorsque vous ouvrez le logiciel :

Pour retrouver votre gabarit : Fichier > Ouvrir en tant que calques… > sélectionner le gabarit téléchargé au format png.

Les photos que j’ai utilisé pour la couverture et de manière générale l’ensemble des photos que j’utilise pour le blog et les réseaux sociaux sont des photos que j’ai réalisé. Il était important pour moi ne pas utiliser d’images libres de droits et de personnaliser le plus possible ce que je concevais.

Il aurait fallu prendre des photos lorsque j’ai prise celles destinées à la couverture… C’était très artisanal : guirlande de Noël enchevêtrée autour de deux chaises, arrière-plan bricolé avec une tablette de meuble… Pourtant j’ai réussi à obtenir ce que je voulais et c’est bien là l’essentiel !

Il est donc temps d’insérer vos images et/ou autres personnalisations. Pour tous les éléments que vous ajouterez, procédez de la même manière que pour ouvrir le gabarit : Fichier > Ouvrir en tant que calques…

Comme vous pouvez le constater la photo ouverte n’est pas aux dimensions souhaitées. Pour les modifier, rendez-vous dans la colonne de droite de l’interface GIMP :

C’est à cet endroit qu’apparaissent tous les calques que vous avez ouvert. L’ordre est essentiel : le premier de la liste est celui qui est au-dessus, le dernier celui qui est en-dessous. En cliquant sur l’œil, vous pouvez rendre invisible certains calques et par un clic droit sur le calque, vous accédez à ce menu :

Pour redimensionner votre calque, cliquez sur Échelle et taille du calque, la fenêtre suivante s’ouvre :

Par défaut, GIMP vous propose de redimensionner votre image en pixels. Vous avez bien sûr la possibilité de modifier l’unité de référence et de passer aux pouces ou aux centimètres par exemple.

En fonction de la photo que vous avez choisi, vous pouvez désormais la redimensionner à votre convenance. Pour déplacer ensuite votre photo/image à votre guise, il vous suffit de cliquer sur le curseur en croix dans le pavé de la colonne de gauche :

Comme vous avez pu le constater, j’ai choisi une construction en miroir pour la couverture d’À juste titre. Il me suffisait donc de répéter les étapes précédentes pour intégrer la deuxième image qui serait sur la quatrième de couverture. Pour obtenir l’effet miroir, rien de plus simple : Menu Calque > Transformer > Miroir horizontal

Le fond étant prêt, il ne reste plus qu’à ajouter le texte. GIMP fonctionne un peu comme Word avec l’insertion de « zones de texte ». Pour y accéder, rendez-vous à nouveau dans le pavé de la colonne de gauche :

Vous pouvez tracer les zones de texte où vous le voulez. Veillez tout de même à ne pas les placer trop près du bord de votre gabarit d’origine, notamment là où les traits de coupe sont indiqués. Il vous est possible de changer la police, l’ajustement, la couleur, l’espacement des caractères. GIMP offre de grandes possibilités.

Les zones de texte sont également considérées comme des calques. Si vous ne voyez pas apparaître ce que vous écrivez, vérifiez bien dans la colonne de droite que le calque du texte est le premier de votre liste.

Pour l’inscription sur le dos de votre couverture, il vous suffira de sélectionner le calque concerné et de vous rendre dans le menu Calque > Transformer > Rotation 90° sens anti-horaire.

Lorsque tous vos calques sont en place, supprimez celui de votre gabarit, il est inutile de le conserver. Cette recommandation fait d’ailleurs partie de celles de KDP. Faites ensuite un clic droit sur n’importe quel calque dans la colonne de recensement et cliquez sur « Aplatir l’image ». Tous vos calques vont fusionner ensemble pour ne former qu’une seule et même image.

Il ne vous reste plus qu’à enregistrer l’image (Fichier > Enregistrer sous). Je vous conseille de la conserver en .xcf, format spécifique de GIMP. Vous pourrez ainsi y revenir par la suite pour modifier la luminosité et le contraste de votre couverture en fonction des résultats de l’impression des premières épreuves (ce qui a été mon cas).

Pour obtenir le PDF, il vous faut exporter votre image : Fichier > Exporter sous. La fenêtre suivante s’ouvre. Cliquez sur Sélectionner le type de fichier (selon l’extension). Dans le menu déroulant, recherchez le format PDF et exporter.

Une nouvelle fenêtre s’ouvre et j’avoue que pour celle-ci, je n’ai pas cherché à modifier quoi que ce soit :

Et voilà ! Il ne vous reste plus qu’à charger ce fichier dans KDP lorsqu’il vous est demandé.

Ce que je retiens

Ce pas à pas a peut-être pu paraître simple voire simpliste à celles et ceux qui maîtrisent GIMP ou Photoshop. C’était un souhait de ma part qu’il soit présenté ainsi. À la fois pour montrer qu’il est possible d’y parvenir même lorsqu’on n’y connaît pas grand chose et aussi parce que j’aurais aimé trouver ce genre de « tutoriel » sur le net.

Bien entendu, j’ai beaucoup tâtonné pour apprivoiser GIMP, pour comprendre son fonctionnement et je sais pertinemment que je n’ai découvert qu’une toute petite partie de son potentiel. Je me suis aussi facilité la tâche en utilisant les photos que j’avais prise et en choisissant volontairement une construction de couverture épurée.

J’ai pris le parti d’utiliser certaines de mes compétences et d’en développer d’autres pour parvenir à concrétiser mon idée et c’est ça que je retiens (et pas les galères rencontrées !).

Alors courage et à vous de jouer maintenant !

Share this Post

2 Comments

  1. Très intéressant ! 🙂

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*